château renaissance en Aquitaine

Le cabinet mythologique

Le cabinet mythologique de Puymartin

Pièce classée aux monuments historiques

La pièce étant fermé au public nous vous proposons une copie très précise sur un autre espace. 

Cette petite pièce est entièrement peinte en grisaille (en noir et blanc) fixée sur les boiseries avec du blanc d’œuf et les scènes sont tirées de la mythologie grecque et ont été faites entre 1650 et 1671 par un artiste français, Philippe Lemaire, pour le compte du propriétaire de l’époque, l’abbé Henri de La Pleynie.

Cette pièce était un cabinet de méditation qui devint une chambre d’enfant au XIXe siècle. Nous allons commenter les tableaux dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, en commençant par celui peint sur la porte.

Du fait de sa rareté et son intérêt artistique ce cabinet a été classé par les Monuments Historique en 1977.

Ce cabinet avec le temps et aussi les visiteurs s’est altérée et a besoin d’une minutieuse restauration tant pour les boiseries que pour les peintures en grisaille.

Depuis deux ans il n’est plus ouvert aux visiteurs que sur réservation spéciale et une reproduction photographique des peintures a été faite pour permettre aux visiteurs de voir ces panneaux dans une autre pièce.

 

Description des panneaux :

 

Premier tableau : Argus aux cents yeux dont 50 sont toujours ouverts. Il fut décapité par Mercure qui avait endormi sa vigilance au son de sa flûte. Héra (la femme officielle de Zeus) lui arracha les yeux et les posa sur les plumes du paon : de là les belles couleurs des plumes du paon !

Troisième tableau : sacrifice à Bacchus ou Dionysos, dieu du vin et des plaisirs.
Quatrième tableau : la Méduse qui avait des serpents en guise de cheveux, et qui avait surtout le pouvoir terrible de pétrifier (transformer en pierre) tous ceux qu’elle regardait. Persée (avec deux ailes au pied) aidé par Athéna, protégé par sa cuirasse, et armé de son sabre, lui trancha la tête : elle ne pouvait rien faire contre lui car son bouclier reflétait son image comme un miroir. Elle a été voilée comme Danaé au XIXe siècle.
Cinquième tableau : Méléagre, tué par sa mère : elle venge ainsi la mort de ses trois frères, tués par son fils. Les dieux avaient donné un tison à sa mère, à la naissance de son fils, et lui avaient dit que quand le tison serait entièrement consumé, son fils serait mort : elle conserva le tison mais après cet événement, elle le laissa se consumer et Méléagre mourut. Sixième tableau : Memnon qui renaît avec le Soleil.
Septième tableau : Clytie (ou Daphné) était une jeune fille qui était tombée amoureuse du Soleil (Hélios) et elle s’est métamorphosée en tournesol (héliotrophe : la fleur tournée vers le soleil).
Ses pieds devinrent des racines, ses mains des feuilles et sa tête une fleur. Mais elle était nue et fut barbouillée au XIXe siècle, comme les autres peintures du XVIIe, par pudibonderie.
Huitième tableau : Eole était le dieu des Vents qu’il avait enfermés dans une grotte et qu’il libérait quand il était en conflit avec Poséidon (ou Neptune, le dieu de la mer). Lui aussi a été habillé : on lui a rajouté huit doigts !

Les autres espaces à visiter

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La chambre d'honneur
La chambre de la marquise
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La véranda et le salon vert
a

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Children & Students free